Repousser les limites

Stage en altitude

Running

La marathonienne et athlète STOX Jill Holterman est retournée à Iten, au Kenya, pour préparer la saison à venir. Après une période de repos, l’objectif était clair : retrouver le rythme. L’entraînement en altitude demande de la patience et de la constance.

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À 2 400 mètres au-dessus du niveau de la mer, rien ne vient facilement.

S’entraîner exige de s’adapter. L’air est plus rare, l’effort paraît plus lourd et même les allures habituelles deviennent exigeantes. Cet hiver, Jill est revenue au Kenya non pas pour chercher la vitesse, mais pour se reconnecter à son rythme.

Après une période de repos, l’accent était mis sur la reconstruction de sa base. Revenir à l’essentiel. Faire le travail. Ce stage était différent. Jill savait qu’elle n’était pas encore aussi en forme que les saisons précédentes, et cela lui convenait.
''Je n’avais pas besoin d’être en forme tout de suite'', explique-t-elle. ''Je devais simplement recommencer.''

Les collines, l’air, la simplicité. Tout tourne autour de la course à pied.

Située à 2 400 mètres d’altitude, Iten est depuis longtemps un point de rencontre pour des coureurs venus du monde entier.

''Chez moi, c’est l’hiver, alors la chaleur aide. Et il y a peu d’endroits en altitude comme celui-ci. J’aime aussi la culture ici. La vie est plus lente. Personne n’est pressé, sauf dans la circulation.''

Ce n’était pas sa première fois. Jill est déjà venue plusieurs fois à Iten. Elle connaît la routine, l’inconfort, le rythme. Pourtant, chaque stage en altitude est différent.
''On sait ce qui nous attend, mais le corps ne réagit jamais exactement de la même façon. C’est toujours difficile à prévoir.''

Les premiers jours sont exigeants. Le voyage, le manque d’oxygène, un nouveau rythme. La fréquence cardiaque grimpe rapidement, même lors des footings faciles.
''Pour rester en zone 1, je dois parfois presque marcher'', dit-elle en riant. ''À la maison, je cours confortablement à 130 bpm. Ici, au début, c’est impossible.''

''Eat, train, sleep, repeat.''

Apprendre à ralentir

En altitude, l’air contient moins d’oxygène. Chaque foulée en apporte moins aux muscles, ce qui oblige le cœur à travailler davantage. Résultat: une fréquence cardiaque plus élevée à des allures plus lentes, même lors des sorties faciles.

Avec le temps, le corps s’adapte et devient plus efficace dans le transport et l’utilisation de l’oxygène. C’est là que se trouve le véritable bénéfice.

L’altitude impose l’adaptation. Les entraînements deviennent plus simples : sorties en endurance, courtes répétitions en côte, moins de longues séances au seuil. L’accent passe de la vitesse à la force. Après une dizaine de jours, Jill ressent généralement les premiers signes d’adaptation. Mais totalement adaptée ? Jamais.
''Cela reste toujours difficile.''

Les allures plus lentes peuvent faire naître le doute.
''On commence à se demander où on en est'', confie-t-elle. ''Et quand les autres semblent courir plus vite, l’insécurité s’installe. Mais chacun réagit différemment à l’altitude. Il faut faire confiance à son propre processus.''

Kilomètres partagés et rythme maîtrisé

La vie à Iten suit un rythme strict mais apaisant. Les journées de Jill commencent tôt. Petit-déjeuner vers 7h00. Première séance à 9h00, généralement un travail au tempo ou une longue sortie en endurance. Ensuite, elle dort entre 45 et 75 minutes avant le déjeuner.

Vers 16h30, place à la deuxième séance de la journée, suivie d’un travail de renforcement musculaire en salle. Le dîner est servi vers 19h00. Les soirées sont simples: jeux de cartes avec les autres athlètes, lecture, détente. Extinction des lumières entre 22h00 et 22h30.

''Eat, train, sleep, repeat.''

Au Kenya, courir est rarement une activité solitaire. Jill s’entraîne aux côtés d’athlètes venus du Pays de Galles, d’Angleterre et des Pays-Bas.
''Il y a toujours quelqu’un avec qui courir. On s’aide à progresser. La course relie les gens. C’est une passion commune qui rassemble des vies très différentes.''

''La course relie les gens. C’est une passion commune qui rassemble des vies différentes.''

L’altitude n’est pas un raccourci

L’altitude n’offre pas de raccourci. Elle construit une base. Un fondement en vue du marathon. Jill sait qu’elle fait partie de celles qui réagissent fortement à l’altitude: sur place, tout paraît plus lourd, mais une fois de retour au niveau de la mer, les bénéfices apparaissent généralement.

Cette fois, une maladie après son retour a retardé cet effet. Frustrant, mais cela fait partie du parcours.

Regarder vers l’avant

La qualification pour les Championnats d’Europe à Birmingham est un rêve. Mais ce n’est pas la seule chose qui compte.
''J’ai connu beaucoup de revers au fil des années'', explique Jill. ''Cela m’a appris pourquoi je fais tout ça. Je le fais pour moi. Pour voir jusqu’où je peux aller.''

Que les Championnats d’Europe aient lieu ou non, elle se sent déjà privilégiée de vivre cette vie. S’entraîner chaque jour. Voyager pour son sport. S’engager pleinement dans le processus. Rien de tout cela n’est acquis.
''Vivre ainsi et travailler sur soi chaque jour, j’en suis profondément reconnaissante.''

Lorsqu’on lui demande de résumer ce stage en altitude en un seul mot, Jill sourit.
''Hakuna Matata.''

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