Située à 2 400 mètres d’altitude, Iten est depuis longtemps un point de rencontre pour des coureurs venus du monde entier.
''Chez moi, c’est l’hiver, alors la chaleur aide. Et il y a peu d’endroits en altitude comme celui-ci. J’aime aussi la culture ici. La vie est plus lente. Personne n’est pressé, sauf dans la circulation.''
Ce n’était pas sa première fois. Jill est déjà venue plusieurs fois à Iten. Elle connaît la routine, l’inconfort, le rythme. Pourtant, chaque stage en altitude est différent.
''On sait ce qui nous attend, mais le corps ne réagit jamais exactement de la même façon. C’est toujours difficile à prévoir.''
Les premiers jours sont exigeants. Le voyage, le manque d’oxygène, un nouveau rythme. La fréquence cardiaque grimpe rapidement, même lors des footings faciles.
''Pour rester en zone 1, je dois parfois presque marcher'', dit-elle en riant. ''À la maison, je cours confortablement à 130 bpm. Ici, au début, c’est impossible.''